Sibeery | Triple
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Triple

Triple

Sais-tu ce qu’est une bière triple ? Tu vas voir, on va casser les clichés ! 😊

Mais si, la triple tu sais ce que c’est, puisque la proximité avec nos voisins nous a permis de largement les adopter en France ! Elles sont généralement très rondes et plutôt alcoolisées, assez claires et peu voire pas amères. On les distingue comme étant généralement des bières de qualité bref ; ces bières triple ont tout pour elles quand il s’agit du buveur français !

Mais d’abord ça veut dire quoi triple ? La triple tient ses origines monastique d’un décret porté par Charlemagne au VIIIe siècle qui stipule que la bière doit profiter au peuple. Ce travail d’élaboration revient au moines (veinards !), en vertu de leur devoir d’hospitalité.

Mais c’est aussi de là que vient l’appellation « triple », ou « prima » en latin. Eh oui, la bière pour tous, certes, mais pas de même qualité ! Si on considère que la noblesse d’une bière tient à la richesse de ses malts (et de ses sucres ndlr), on comprendra que la meilleure bière est celle issue directement d’une première utilisation des malts. Généralement plus forte en alcool (car plus de sucre) et plus riche en goût, elle était d’abord destinée aux VIP de l’époque ! Puis venait la « double », ou « segunda » pour la bourgeoisie de l’époque. Titrant moins d’alcool, on réutilisait la céréale de la triple, comme un « café repassé ». Enfin, la « prima » était destinée au peuple ; faible alcool, on y « recyclait » une troisième fois la céréale pour en tirer « ce qu’on pouvait ».

 

Bien plus tard, au XXe siècle, l’abbaye trappiste de Westmalle redonnera vie à la « Tripel », une bière de grande qualité issue des meilleurs malts, souvent forte et ultra riche (oublie ton régime !).

 

Oui OK, t’es gentil mon petit, mais pourquoi on parle de « triple fermentation » ?

 

Et c’est là que la confusion commence ! La triple fermentation n’est ni plus ni moins qu’une bière ayant subi une fermentation en bouteille la plupart du temps ; car d’une manière générale, une bière nait d’une fermentation primaire, courte mais à température élevée, puis d’une secondaire, plus longue mais à température plus basse ; la troisième correspondant du coup à une fermentation au moment de l’embouteillage ou de l’enfutage…

 

OK, donc ça veut tout et rien dire alors…

 

Oui mais non… Même si l’appellation « triple » est sauvagement utilisée et plutôt à tort, beaucoup de ses bières restent intéressantes ! Mais il est vrai que cela porte largement à confusion ! Sans parler des « triple malt », sous prétexte qu’on utilise 3 malts pour un brassin…

 

Alors comment je fais pour choisir ma triple ?

 

« Triple » n’est pas une appellation contrôlée, car ses composantes restent floues ; mais rien ne t’empêche de trouver sur www.sibeery.com ou sur d’autres sites web quelques conseils de vraies bonne bières ! Et surtout, c’est à la dégustation que tu trouveras ton bonheur, alors passe à la Cave à Pression ! Car au final, « Tripel », « Triple malt » ou autre triptyque, ce qui compte, c’est que tu te fasses plaisir !

 

N’oublie pas que l’abus de malts et de houblons est autorisé dans la mesure où le taux de fermentation rapporté à la densité te permet la modération 😊… santé Sibeerien !